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Organisation de la COOPAC PDF Imprimer Envoyer

a. Adhésion et Membres :

Pour adhérer, un planteur doit :

  • Souscrire une part sociale et s'engager à fournir la totalité de sa production à la coopérative. De fait, il accepte les critères de contrôle de qualité et de production de sa coopérative.
  • Posséder  au moins 70 pieds de caféiers.

La COOPAC compte  à ce jour 2 200 petits producteurs répartis dans les six coopératives primaires membres.

b. Organes de la COOPAC

La COOPAC est organisée autour des organes ci-après :

• Assemblée Générale des Membres

L'Assemblée Générale des Membres (AGM) est l'organe suprême de la coopérative. Elle comprend tous les membres et toutes les procédures tiennent leurs pouvoirs de sa part. Elle se réunit en réunions ordinaires deux fois par an dans le respect de ses statuts de son règlement d’ordre intérieur.

Compte tenu de sa structure, chaque coopérative primaire a également sa propre assemblée générale des membres.

• Conseil d'administration.

La COOPAC est administrée par un Conseil dont les membres sont élus par l'Assemblée Générale des Membres ordinaire. Le bureau du Conseil d'administration, composé d'un président, un vice - président, un secrétaire et de 6 membres – les 6 Présidents des Conseils d’Administration de coopératives primaires.

Son fonctionnement est compatible avec les statuts de la COOPAC et la loi no. 50/2007 du 18 Septembre 2007 régissant les sociétés coopératives en République du Rwanda.

• Le Conseil de Surveillance

Le Conseil de Surveillance est composé de deux membres élus par l'Assemblée Générale des Membres pour une durée d'un an en conformité avec les statuts de la COOPAC et la loi régissant les sociétés coopératives au Rwanda.

• Administration

La Direction est dirigée par l'actuel Président du Conseil d'administration élu par l'Assemblée Générale des Membres. La Direction prend en charge toutes les opérations quotidiennes de la COOPAC.

• Coopératives Primaires.

Chaque coopérative primaire a une assemblée générale composée de tous les membres de la coopérative qui prennent toutes les décisions au niveau local.

L'assemblée générale de chaque coopérative locale élit un superviseur qui est chargé de vérifier les activités de sa coopérative. Il ou elle est aussi le /la déléguée à l'Assemblée générale de la COOPAC. De plus, chaque coopérative locale comprend aussi d'autres commissions: c'est-à-dire conseil d'administration et le conseil de surveillance.

c. La COOPAC et le Commerce Equitable Max Havelaar (Fair Trade)

L'engagement à long terme des acheteurs et le préfinancement permettent à la COOPAC et aux petits producteurs de lutter plus efficacement contre le phénomène de l'usure.

• La promotion du rôle des femmes:

Dans la région de Gisenyi, 10 % des propriétaires de plantations sont des femmes. Souvent veuves, elles doivent subvenir aux besoins de familles nombreuses (entre 4 et 8 enfants par femme).

La COOPAC encourage les femmes à s’organiser dans des associations pour produire les « cafés des femmes » et les paniers « Agaseke ». Elle aide ces associations dans l’exportation et la vente de leurs cafés et leurs paniers. Ces derniers sont exportés vers les Etats-Unis.

On enregistre à ce jour quatre associations des femmes au sein de la COOPAC à savoir :

-       ABAKUNDAMURIMA (Kivumu)

-       TUZAMURANE (Kivumu)

-       ABANYAMURAVA (Mushonyi)

-       KOTWIBAKABO (Boneza)

• L'entretien des plantations et l'amélioration de la qualité:

La COOPAC redonne aux petits producteurs des cafés le goût de s'intéresser aux divers moyens d'améliorer la qualité du café et les quantités produites car ils savent que le prix qu’ils en retirent est juste.

Avec le concours du projet de l’ICRAF – ACDI/VOCA, la COOPAC encadre les petits producteurs dans la promotion et la culture des arbres à ombrage dans les plantations de cafés.

La COOPAC est en phase de conversion vers la production des cafés organiques. Elle encadre les petits producteurs dans la production des engrais organiques. Un appui financier de la CTB vient de propulser la COOPAC dans cette perspective.

L'augmentation des revenus :

Elle est due aux primes du Commerce Équitable. Leur meilleure répartition sur toute l'année permettent aux producteurs de mieux répondre à leurs besoins et à ceux de leurs familles tout au long de l'année.

L'impact environnemental :

Le caféier joue un rôle important dans la conservation des sols et la lutte contre l'érosion. L'entretien des plantations a donc des effets bénéfiques sur l'environnement dans la région.

L'impact politique :

Longtemps aux mains de l'État (avant 1994, la Société Rwandex gérait 49 % du marché national du café, le reste étant aux mains de capitaux étrangers), la production caféière est aujourd'hui davantage ouverte aux initiatives privées nationales. Le cas de la COOPAC suscite l'intérêt de nombreux responsables politiques et participe à la prise en compte par le Gouvernement des besoins et des potentialités de la production caféière rwandaise. Ces changements peuvent aussi avoir des retombées positives sur toute la communauté de la région en sensibilisant les autorités publiques aux problèmes à régler de façon prioritaire et urgente (financement d'infrastructures routières).

 



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