L'Organisation de la COOPAC

L'adhésion à la COOPAC :

  • Pour adhérer, un planteur doit souscrire une part sociale et s'engager à fournir la totalité de sa production à la coopérative. De fait, il accepte les critères de contrôle de qualité et de production de sa coopérative.
  • Chaque producteur possède en moyenne 200 caféiers.

Les membres de la COOPAC, ce sont:

  • des producteurs et des productrices originaires des 6 zones de la région de Gisenyi
  • qui élisent une Assemblée Générale
  • et une Assemblée Générale dans chaque Zone se réunissant 4 fois par an.
  • un Conseil de Surveillance
  • et un service de Gérance.

Comment la coopérative COOPAC s'inscrit-elle dans la démarche du commerce équitable Max Havelaar ? (Fair Trade)

L'engagement à long terme des acheteurs et le préfinancement permettent à la coopérative et aux producteurs de lutter plus efficacement contre le phénomène de l'usure. Courante dans la région, cette pratique consiste pour les usuriers à proposer leurs " services " aux moments les plus difficiles de la saison pour les producteurs (périodes de semis, de dépenses exceptionnelles - rentrée des classes, maladies…). L'endettement (à un taux de 200% le plus souvent !) donne lieu à un remboursement en numéraire ou en nature (café, autres produits agricoles… ) et devient alors presque systématiquement chronique, quand il ne fait pas directement perdre le peu qu'il a au débiteur !

L'engagement de COOPAC :
  • La mise en avant du rôle des femmes
    Dans la région de Gisenyi, 10 % des propriétaires de plantations sont des femmes. Souvent veuves, elles doivent subvenir aux besoins de familles nombreuses (entre 4 et 8 enfants par femme). Micro crédit, création d'associations de productrices pour l'artisanat, pour l'éducation d'orphelins ou encore l'accès aux soins : tout participe à leur reconnaissance à part entière.
  • L'entretien des plantations et l'amélioration de la qualité : la renaissance de la coopérative COOPAC redonne aux producteurs le goût de s'intéresser aux divers moyens d'améliorer la qualité du café et les quantités produites car ils savent que le prix retiré est juste. L'abandon des exploitations était criant ces dix dernières années (avec seulement 60 % de la surface plantée exploitée dans cette région).
  • L'augmentation des revenus due aux garanties du Commerce Équitable, et leur meilleure répartition sur toute l'année, permettent aux producteurs de mieux répondre à leurs besoins et à ceux de leurs familles tout au long de l'année.
  • L'impact environnemental : le caféier joue un rôle important dans la conservation des sols et la lutte contre l'érosion. L'entretien des plantations a donc des effets bénéfiques sur l'environnement dans la région.
  • L'impact politique : longtemps aux mains de l'État (avant 1994, la Société Rwandex gérait 49 % du marché national du café, le reste étant aux mains de capitaux étrangers), la production caféière est aujourd'hui davantage ouverte aux initiatives privées nationales. Le cas de COOPAC suscite l'intérêt de nombreux responsables politiques et participe à la prise en compte par le Gouvernement des besoins et des potentialités de la production caféière rwandaise. Ces changements peuvent aussi avoir des retombées positives pour toute la communauté de la région en sensibilisant les autorités publiques aux problèmes à régler de façon prioritaire et urgente (financement d'infrastructures routières).
Moyens
  • Des bureaux avec des moyens modernes de communications (ordinateurs, accès Internet, fax...)
  • Une usine de déparchage installée en 2004 afin de réaliser toutes les étapes du traitement du café jusqu'à l'exportation.
  • La station de lavage à Nyamwenda (du nom de la rivière qui alimente l'usine en eau) située au bord du Lac Kivu
Coopérative Pour la Promotion des Activités-Café (COOPAC)
B.P. 186, Gisenyi, Rwanda
Téléphone: +250 540 869 e-mail: contact@coopac.com